Louis XIV, écu du Dauphiné aux insignes, 1702 Grenoble

Louis XIV, écu du Dauphiné aux insignes, 1702 Grenoble
Louis XIV, écu du Dauphiné aux insignes, 1702 Grenoble

Louis XIV, écu du Dauphiné aux insignes, 1702 Grenoble.

A/ LVD. XIIII. D. G – FR. ET N[AV.] REX.. Buste à droite du Roi, cuirassé à l’antique.
R/ SIT. NOMEN. DOMINI (différent) BENEDICTVM. (date). Écu rond couronné, écartelé de France-Dauphiné, brochant sur une main de justice et le sceptre posé en sautoir ; lettre d’atelier sous l’écu.
Dy.1537 – Ch.72 bis – Sobin type 42 – Vente Sobin manque – C.1919B – H.manque
Argent – 23,89 g – 40,5 mm – 6 h.
RRR. TB

Quatrième exemplaire connu avec certitude de cette exceptionnelle et rarissime monnaie très recherchée, la série étant la plus extraordinaire de toutes celles de Louis XIV. Cette pièce est réformée sur un écu aux palmes de Dijon (U au lieu de V au droit et au revers, cor de chasse comme différent, XIV au lieu de XIIII). Cette pièce a été rognée uniformément, ce qui a entraîné une disparition du grènetis, un poids faible, la tranche lisse et un diamètre réduit (40 mm au lieu de 41-42 mm). Le rognage n’affecte que la tranche dont il subsiste quelques restes d’inscription. Le revers est identique aux trois exemplaires connus. L’usure est régulière et due à une longue circulation. Une patine grise recouvre cet exemplaire. Monnaie du plus haut intérêt en état globalement satisfaisant, toutes les monnaies de Grenoble pour cette série (13 exemplaires connus au total pour les quatre espèces : écu, demi-écu, quart d’écu et douzième d’écu) et la suivante étant mal frappées. L’authenticité de cette monnaie a été établie par des examens séparés d’une part de Jean-Pierre Garnier, expert U.F.E réputé, spécialiste dans le monnayage royal et dans les techniques monétaires et d’autre part de Christian Charlet (avec justification écrite qui sera jointe à la monnaie), auteur-chercheur spécialiste des monnaies de Grenoble. Rappel : Ce type était encore inconnu de Hoffmann en 1878. - Le premier exemplaire connu est apparu dans la collection David et a été décrit par Paul Bordeaux dans la Revue Numismatique de 1900. Gravé, cet exemplaire sert d’illustration dans Sobin, The silver crowns of France 1641-1973, Teaneck, 1974, p.116 ; dans Charlet, Monnaies des rois de France de Louis XIII à Louis XVI 1640-1793, Paris, 1996, p.320 ; dans Duplessy, Les monnaies françaises royales, Paris, 1999, tome II, n° 1537. Ce même exemplaire est présent dans une vente Vinchon de 1977, collection Montalent, pour être acquis par la Banque de France pour son médaillier. Photographié, il est aussi reproduit dans Droulers, encyclopédie pratique de numismatique et de finances royales 1610-1792, Tome I, Rouen, 1989, p.138 et dans Droulers, Répertoire général des monnaies de Louis XIII à Louis XVI (1610-1792), 1998, p.371. - Un second exemplaire est apparu dans une vente L. Hamburger, Francfort, 24 septembre 1913. C’est celui qui est illustré dans Davenport, European crowns 1700-1800, 3e édition, Galesburg 1971, p.125 sous le numéro 1319. - Un troisième exemplaire faisait partie de la collection Josef Lasser, vente Coin Galleries, 1954, et se trouve aujourd’hui dans un Musée américain

Vendu

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  • Date : 1702
  • Atelier : Grenoble
  • Métal : Argent
  • Poids : 23,89 g.
  • Diamètre : 40,5 mm.
  • Axe : 6 h.
RRR TB